Autres formes de l'art

au Paléolithique

 

La sculpture met en relief un volume, de manière positive (bombement) ou négative (creusement). Elle apparaît sur des supports mobiliers au début du Paléolithique supérieur et gagne les supports pariétaux au Solutréen, comme au Cap Blanc.

Généralement, les artistes de cette époque ont utilisé les reliefs préexistants sur le support et y ont adapté leurs représentations.
Au niveau de l'art mobilier, les supports sont variés : support rocheux (argile, grès, calcaire, marne), et bois d'origine animale.
Les objets représentés sont divers : statuettes féminines (Vénus) que l'on retrouve au Gravettien de l'Atlantique à l'Oural, formant sans doute la 1° unité artistique européenne. Nombreuses sont aussi les représentations animales.

 

LES STATUETTES

Réalisées selon la technique de la " ronde-bosse ", elles apparaissent dès l'Aurignacien. On appelle traitement en " ronde-bosse " ce traitement dans les trois dimensions du modèle. Cette technique permet alors un maintien des volumes du sujet tout en permettant une diminution de ses dimensions.

En un premier temps, les représentations sont zoomorphes, (le bestiaire est alors composé de la grande faune contemporaine) ou plus rarement anthropomorphes.

Vénus de Lespugue

Au Gravettien, on assiste à une production standardisée de statuettes anthropomorphes féminines standardisées, les fameuses Vénus paléolithiques aux hanches larges, seins pendants, visage lisse et formes amples. Le visage n'est pas représenté sauf à deux exceptions, la "Dame à la capuche" et la Vénus de Dolni Vestonice, en Moravie.


La « Dame à la capuche »

Ivoire de mammouth
Grotte du Pape
(Brassempouy, Landes)
Vers 21 000 ans avant J.-C.
H : 3,65cm

Photos Musée des Antiquités Nationales de Saint Germain en Laye.



"La « Dame à la capuche » ou « Dame de Brassempouy » est la plus célèbre et la plus émouvante des œuvres d’art préhistoriques car elle nous apporte l’image la plus réelle et la plus vivante de la femme paléolithique.

Les techniques d’élaboration de cette statuette sont très complexes et lui confèrent de grandes qualités plastiques : l’incision pour le quadrillage et les traits du visage, la perforation pour la pupille des yeux, le raclage et le polissage pour le modelé du visage.

Ce « premier visage humain » , sculpté dans le noyau d’une défense de mammouth, est tout à fait frappant. Il est de forme subtriangulaire et bien équilibré. Le front, les sourcils, le nez et le menton sont en relief. On n’aperçoit des yeux que la pupille, en particulier celle de droite.

Découverte il y a un peu plus d'un siècle par le juge Édouard Piette, c'est une des très rares représentations paléolithiques des traits du visage humain. Sa forme et ses proportions, traduites par les indices céphalique et facial, ne correspondent pourtant pas à celles de populations connues. Henri Delporte se demande si les artistes de la préhistoire, qui ont représenté les animaux de façon si réaliste, n'ont pas volontairement déformé les figures humaines pour qu'elles ne soient pas identifiables par les puissances magiques".

"Vénus à la Corne"
"Vénus impudique"

 

Au Magdalénien, on trouve une production de statuettes stylisées à forte charge symbolique. Les représentations féminines se limitent à la mise en relief de l'exubérance des fesses et deux petites proéminences symbolisent les seins. Le reste de la statue est plat et sans motif. La tête n'est plus représentée.

Haut de page

Le modelage consiste à faire naître sur un support malléable une forme animale ou humaine. Ces supports sont ensuite cuits afin de leur conférer une certaine résistance.
Des plaquettes d'argiles modelées, sans forme évidente ont été également mises à jour.
La réalité paléolithique était sans doute plus variée que ce que les témoins archéologiques nous donnent à découvrir.

Bisons de la grotte le Tuc-d'Audoubert, en Ariège

Ces célèbres sculptures se situent au fond de la grotte. L'ensemble comprend une femelle et son petit (sur la droite).